Le Ginkaku-ji dans toute sa simplicité : éloge de l'esthétique japonaise

 

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Dernier jour à Kyôto où tout a commencé avec le Kinkaku-ji (le Pavillon d'Or) pour finir par le Ginkaku-ji (le Pavillon d'Argent).   Je pars quelque peu frustrée, avec l'impression d'avoir à peine entraperçu l'ancienne capitale mais avec une certitude : je reviendrai ... 

 

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Fondé en 1474, le Ginkaku-ji devait être initialement recouvert de plaques d'argent destinées à réfléchir la lumière de la lune, mais cette ornementation ne fut jamais réalisée.
Ce pavillon, converti en temple zen après avoir servi de retraite à un shogun, Ashikaga Yoshimasa, fut construit en temps de guerre et sa sobriété offre un contraste étonnant avec le Pavillon d'Or, édifié par le grand-père d'Ashikaga un siècle auparavant.


 

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L'attrait du Ginkaku-ji n'est pas dû uniquement à son bâtiment merveilleusement inachevé - sentiment de wabi-sabi - mais également à ses jardins. L'enceinte est agrémentée d'un jardin zen avec, en toile de fond, les collines d'Higashi. Ce jardin sec, conçu dans la tradition du bouddhisme zen, est entièrement constitué de sable et de gravier et composé de deux parties : la mer d'argent, large surface plane surélevée dont les motifs rectilignes sont sensés représenter la mer, et le cône parfait qui figure le mont Meru, lieu mythique de la mytologie bouddhiste, centre du monde situé dans l'Himalaya, mais représente également le Fuji-san pour les japonais.

 

 

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Le reste des jardins  a été imaginé par le grand maître paysager Soami (1455/1525). Le sentier menant à la montagne longe ces remarquables jardins aménagés et traverse de grands espaces arborés, offrant une vue plongeante sur le Pavillon d'Argent. L'eau de source qui s'écoule de la petite cascade sert encore à la cérémonie du thé.

 

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Mon logement à Kyôto (vue de ma chambre ; il pleut, étonnant, non ?)

Cette année-là (et d'autres aussi) j'ai logé au Rhino Hôtel, dans le quartier un peu excentré de Saiin. L'hôtel est très confortable, possède une grande piscine couverte, un bain en plein air et un sauna, ce qui est très appréciable après les journées harassantes que l'on s'inflige, sans parler de la moiteur ambiante ...  Mes errements sont souvent très fatiguants ;) L'autre attrait est son emplacement : le quartier n'est pas touristique du tout et on y trouve d'excellents restaurants que l'on croirait réservés à la clientèle locale car on n'y croise aucun touriste, occidental du moins. De plus, la station de train qui relie le centre de Kyôto en 5 minutes, se trouve à deux pas de l'hôtel. Pratique aussi pour prendre le train qui se rend à Arashiyama et Sagano : il y a un arrêt pratiquement en face de l'hôtel.

 

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A l'angle de l'hôtel, une petite venelle comme il en existe dans toutes les villes du Japon : vélos, distributeur de boissons, izakaya, karaoké et pachinko ...  mais la nuit est calme, sinon discrète à Saiin ...

En attendant, le petit concours continue ... jusqu'à mes vacances  !

Si ça vous tente d'y participer, c'est par là ... CLIC sur la photo

 

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Photos à Kyôto, juillet 2006