Sept ans de réflection : Japon 2006 / 8 (et un petit concours ...)

A Gion Kobu, j'entre pour la première fois dans "Le monde des saules et des fleurs" ...
Sous la pluie, encore dans la Hanami dori (la rue que l'on voit sur mon bandeau) : on peut dire que mon premier séjour à Kyôto a été arrosé ! Sacré baptême tout de même ;)
Juste besoin d'un bon thé chaud et de douceur : pas très japonais, le choux à la crème ... mais très réconfortant !
Le lendemain matin, malgré un ciel plombé, la pluie avait enfin cessé de tomber et je décidai de retourner visiter le quartier de Gion Kobu dans des conditions plus clémentes. J'y ai fait la plus délicieuse des rencontres : d'élégantes maiko et geiko (c'est ainsi que l'on nomme les geisha de Kyôto).
Comment ne pas évoquer ici Mineko IWASAKI puisque c'est en ces lieux qu'elle vécut sa vie de geisha ...
"Il existait alors à Gion Kobu plus de cent cinquante ochaya ou maisons de thé, au cadre serein et raffiné, bruissantes d'activité chaque soir de la semaine. Une geiko pouvait se rendre en l'espace de quelques heures dans trois ou quatre ochaya différentes, d'où un grand nombre d'allées et venues à la tombée de la nuit dans les ruelles du quartier.
En septembre 1956 fut posé un réseau téléphonique privé qui relia les unes aux autres l'ensemble des okiya et des ochaya. Je me souviens de la couleur des appareils : beiges. Les appels étaient gratuits. Parfois, la sonnerie retentissait alors que les apprenties faisaient leurs devoirs. C'était une maiko ou une geiko qui appelait d'une ochaya, réclamant tel ou tel objet qui lui manquait pour animer son prochain banquet ou dîner, une paire de tabi propres ou bien un éventail pour remplacer celui qu'elle venait d'offrir à un admirateur. Même si elle tombait de fatigue, l'apprentie obtempérait aussitôt, ces courses étant indispensables à sa formation, puisqu'elles étaient l'occasion non seulement de voir comment fonctionnait une ochaya mais aussi de se familiariser avec les gens de Gion.
J'allais me coucher à une heure raisonnable, mais il était plus de minuit lorsque geiko et maiko rentraient à la maison. Après s'être changées, elles prenaient un bain ou grignotaient un morceau, bref, s'accordaient un moment de détente avant de se mettre au lit, jamais avant deux heures du matin. Les deux bonnes qui dormaient dans le genkan se levaient à tour de rôle pour les servir."
Mineko IWASAKI - "Ma vie de Geisha"
Ces deux très célèbres geiko (je les ai très souvent rencontrées lors de mes autres séjours à Kyôto) ont accepté de poser devant mon objectif. Je me trouvais dans une boutique traditionnelle d'accessoires de la Shijo dori pour acheter un nouveau parapluie, boutique où elles faisaient leurs achats. Elles ne sourient pas, comme si elles étaient en représentation, mais elles ont été charmantes malgré ma sollicitation. Je sais d'expérience qu'elle sont souvent harcelées par les chasseurs d'images ... Mineko Iwasaki en parle d'ailleurs dans sa biographie.
Avant de quitter cet attachant quartier de Kyôto, une petite devinette : qui sont ces personnages qui figurent sur la photo ci-dessous ?
Il y a deux petits omiyage (cadeaux) à gagner, dont un venant de cette boutique très kawaï de Kyôto - acheté l'année dernière, pas en 2006 ;-) étant entendu qu'il y aura un tirage au sort s'il y a plusieurs bonnes réponses. Ce que je peux vous dire, c'est que ce jour-là j'ignorais totalement pourquoi ces messieurs défilaient ainsi vêtus ...
Photos à Kyôto, juillet 2006
Commentaires sur Sept ans de réflection : Japon 2006 / 8 (et un petit concours ...)
- MikoshiBonjour Domi.
Ces personnages sont des porteurs de mikoshi, c'est-à-dire de sanctuaires mobiles. Ces jeunes gens sont athlétiques et ce sont de joyeux lurons qui aiment le sake et la "biru", ce qui les fait transpirer abondamment. Mais là, sur la photo, ainsi groupés, disciplinés et sans mikoshi, où vont-ils? Se rendent-ils au point de rendez-vous du matsuri? ou vont-ils au temple demander la consécration de leur année de porteurs? - Voilà, des porteurs se préparant pour le Yamaboko junko, le grand défilé du Gion matsuri (comme c'est mi-juillet, ça colle). Probablement porteurs d'omikoshi, mais il y a aussi des chariots gigantesques qui demandent beaucoup de monde pour les tirer. Avec le logo, on doit pouvoir trouver d'où ils viennent.
- Bon, ben, je passais par là et j'ai appris ainsi beaucoup de choses
MERCI à toutes et à tous d'être là, fidèles...Euh, je ne participerai pas au tirage au sort parce que je n'ai aucune idée de "la chose", bien que... les chaussures et la tenue blanche...hum...déjà aperçu cela dans un documentaire à la télévision !
Bises à tous \O/\O/\O/\O/







































