La voie des fleurs : bonsaï d'azalées au parc Ueno ...
"Saluons celui qui cultive les plantes. L'homme au pot de fleurs est bien plus humain que l'homme au sécateur. Nous le voyons - avec quel délice - s'inquiéter de la pluie et du beau temps, se battre contre les parasites, s'affoler à la moindre gelée, s'angoisser quand les bourgeons tardent à paraître, se réjouir, enfin, à la frondaison. En Orient, l'art de la floriculture est des plus anciens, et nombre de contes et de chansons célèbrent les amours du poète et de sa plante favorite. Sous les dynasties Tang et Song, les céramistes créèrent pour les plantes de merveilleux récipients ; non point des pots, mais d'authentiques palais de pierres précieuses. A chaque fleur était attaché un domestique particulier, qui avait la charge de veiller sur elles et de laver ses feuilles avec une fine brosse en poils de lapin.
Au Japon, l'une des danses de nô les plus populaires, le Hachinoki, composée sour les Ashikaga, raconte l'histoire d'un guerrier ruiné qui, par une nuit glacée, manquant de bois pour son feu, coupe ses plantes chéries pour recevoir un moine errant. Aujourd'hui encore, cette pièce ne manque jamais d'arracher des larmes au public tôkyôïte."
Kakuzô Okakura
Le Livre du thé
Un ancien post sur le bonsaïdo (l'art du bonsaï) : ICI
Satsuki azaleas bonsai exhibition - parc Ueno (Tokyo) mai 2010
Commentaires sur La voie des fleurs : bonsaï d'azalées au parc Ueno ...
- Ah bin moi, l'an dernier j'avais posé deux beaux géraniums flamboyants dans des pots rouge vernissé. Mon immeuble étant fermé avec interphone et pass magnétique, je me disais que mes jolis pots ne risquaient rien. Je les installe donc près de ma porte d'entrée à 19 heures le soir, le matin suivant on m'en avait déjà piqué un! Te dire la colère que j'ai ressenti, non pas pour le géranium mais parce qu'il est impossible d'embellir notre environnement immédiat sans que des jean-foutre viennent tout gâcher en volant, en s'appropriant ce qui ne leur appartient pas. Bref depuis je ne tente plus de mettre quoi que ce soit, d'où mon bonheur quand je vois ce que les japonais peuvent faire devant leur chez-eux si petit soit-il pour embellir un peu la ville, la rue.Comme je les envie.
Je crois que le problème c'est l'individualisme chez nous, c'est chacun "pour sa pomme" et on se moque des autres. On a exactement le même problème pour les vélos. Comment se déplacer à vélo sachant qu'à tout moment on peut en être dépouillé? Il faut savoir ce que coûte aux villes qui ont développé les "velov'" et autres cycles à louer! Les dégradations coûtent des sommes astronomiques aux municipalités. Incivilités, casser pour le plaisir, malveillance, tout ça coûte cher et surtout à ceux qui respectent le bien de tous malheureusement. - @ DésiréeLe civisme ... c'est un mot en voie de disparition chez nous ! Et ce ne sont pas toujours les plus jeunes, les plus pauvres, les plus "différents" qui sont en cause !! Il est évident que les japonais ont un sens aigu du civisme.
Concernant l'honnêteté, j'ai constaté que dans les pays asiatiques les gens sont généralement très honnêtes : cela tient certainement à leurs philosophies (bouddhisme, taoisme, confucianisme ...). En Thaïlande il nous arrive de faire nos courses et de les laisser dans le panier devant la moto sans que personne ne les touche. Quand j'étais au Vietnam, un épicier m'a suivie dans la rue pour me rendre la monnaie car je m'étais trompée en payant 100.000 dongs quelque chose qui en valait 10.000 ... j'ai plein d'exemples. Je fréquente les pays de ce continent depuis une quinzaine d'année et je n'ai jamais été victime d'aucun vol, ni sur la plage, ni à l'hôtel.




































