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Une femme s'avance en kimono. Ses épaules sont légèrement tombantes, comme pour être caressées par le tissu.

A la hauteur de son cou, le col blanc d'une sous-veste fait une transition douce entre le kimono et la peau.

Parfois, la sous-veste d'un kimono est plus somptueuse que le kimono lui-même. Il arrive qu'on l'aperçoive lors d'un coup de vent ou d'un déhanchement.

Iki (le chic) ne consiste pas à montrer ostensiblement mais plutôt à laisser découvrir. Comme cette belle étoffe de soie cachée au revers d'une veste.

En japonais, on dit de la beauté qu'elle remplit l'air (kaoru). A la façon d'une senteur.

Et bien plus qu'une senteur trop forte, ce ne sont souvent que quelques molécules flottant dans l'air qui rappellent un souvenir et font frémir le coeur.

L'encolure si gracieuse derrière la nuque de la femme en kimono n'est pas trop ouverte.

Pas comme ce peintre qui aimait tant les chats qu'il en avait toujours deux ou trois dans l'encolure de son kimono.


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Extrait de Iro mo ka mo, la couleur et le parfum
de Ito NAGA

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Photos prises à Kyoto (quartier de Gion) en juillet 2008