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Otome road est réputée pour être la rue des hujoshi, c'est à dire les otaku filles. D'après le Lonely Planet, la plupart des jeunes filles, voire des quadragénaires, hantent à Otome les boutiques spécialisées où elles feuillettent des manga shonen-ai (littéralement "amour des jeunes hommes") qui exaltent l'amour et le sexe entre mâles. Elles fréquenteraient aussi leur propre version des maid-cafés, où des femmes déguisées en majordomes remplacent les soubrettes ... J'ai un peu cherché, mais je n'ai pas trouvé ! Le Lonely Planet devrait être un peu plus précis dans ses indications ;))

Petit rappel, le terme otaku s'applique aussi bien aux fans de mangas, de dessins animés ou de jeux vidéos, qu'a des jeunes qui passent tout leur temps devant leur ordinateur, sur des jeux vidéos en général, refusant ainsi tout lien social.

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"Aller au karaoké, en boîte, dans les salles de jeux vidéos, se disputer, piquer des CD ou des fringues, passer à tort et à travers des appels internationaux avec des mobiles volés, appeler des vieux sur des numéros de télé-clubs et se moquer d'eux : on passait notre temps à faire des bêtises. Comment ça a pu nous amuser à ce point ? Aujourd'hui je n'arrive pas à comprendre. De toute manière, les temps heureux ne durent pas.

C'est dans la première semaine du mois d'août que se produisit la première affaire. Tentative de meurtre par strangulation d'une lycéenne. Vous devez vous en rappeler car on en a beaucoup entendu parlé dans les journaux et à la télé de "L'étrangleur  d'Ikebukuro". La première victime était en première dans un lycée municipal. On l'avait retrouvée inconsciente dans un love-hôtel d'Ikebukuro 2° district dénommé "L'espace". Elle avait été droguée, portait des traces de strangulation et avait été violée. Deux semaines plus tard, on retrouvait inconsciente au 2200, un hôtel situé cette fois sortie est, donc de l'autre côté de la gare, une fille qui venait juste d'abandonner le lycée. Toutes deux avaient très vite repris conscience à l'hôpital, mais elles demeuraient muettes sur leur agresseur. Sans doute l'Etrangleur les avait-il méchamment menacées. Des hordes de flics en uniforme ou en civil déferlent sur Ikebukuro. Une vraie calamité.

C'est alors qu'un hebdo qui avait mené son enquête sur les victimes lâcha un scoop. Titre "Les pièges de la prostitution des ados". Leurs camarades de classe ne s'étaient pas fait prier pour donner toutes les infos sur leurs moeurs, leurs copains avaient donné les tarifs, et les mères de famille du voisinage s'étaient joyeusement répandues sur le contexte familial. La liste des articles de marque qu'elles s'étaient achetés en se prostituant faisait le gros titre du numéro. Suite à quoi il faut croire que les médias sont tombés d'accord pour considérer qu'on pouvait dire et écrire n'importe quoi, car ce fut un jeu de massacre. Que moyennant un tarif spécial elles acceptaient de se faire étrangler par les clients sado. Que tout ça c'était le prix à payer pour des mises en scènes nécrophiles. Jusqu'à l'expert SM venant détailler à la télé les jeux sadomaso auxquels on pouvait se livrer à la maison sans danger."

Ira ISHIDA
Ikebukuro West Gate Park

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J'ai lu ce roman bien avant de choisir Ikebukuro comme lieu de résidence pour mon séjour à Tokyo, et cet extrait peut faire froid dans le dos, surtout lorsque l'on considère que je voyage seule et que mon hôtel se trouvait tout près de la fameuse sortie est ... ;))
C'est certes un quartier populaire, bien moins touristique que celui d'Asakusa où j'ai résidé lors de mes deux précédent séjours à Tokyo, mais je n'ai jamais ressenti d'insécurité, ni vu des voitures de police à tous les coins de rue ... sauf un soir ... mais rien de bien inquiétant, je vous en reparlerai ... Non, de jour comme de nuit, Ikebukuro est vraiment un quartier très animé, haut en couleurs et surtout très sympathique !

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Ja mata ne !!