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A l'écart du monde, le temple vivait de la vie habituelle aux temples Zen. Lever, au plus tard, tous les matins, à cinq heures (c'était l'été). On l'appelle "ouverture de la règle". Après le lever, récitation des sutras, occupation matinale : on les récite trois fois, d'où le nom de "triple service". Après le petit déjeuner, désherbage, nettoyage du jardin, corvée de petit bois, etc., ce qu'on appelle "les tâches". Après quoi, en période scolaire, venait l'heure d'aller en classe. Tôt après notre retour, c'était "la médication" ou repas du soir. Puis, quelquefois, il arrivait au Prieur de nous lire les livres sacrés. A neuf heures, "ouverture de l'oreiller", c'est à dire : coucher.
Telle était la routine quotidienne. La clochette agitée chaque matin, tout au long des corridors, par le bonze chargé de la nourriture, donnait le signal du réveil.
Il devait y avoir à l'origine une douzaine de personnes attachées au temple. Mais le nombre des mobilisés et des requis pour le travail obligatoire avait ramené ce chiffre - si l'on excepte le portier-guide, qui avait dans les soixante-dix ans, et la cuisinière, qui en avait près de soixante - à cinq personnes : l'intendant, le sous-intendant et trois novices. Les vieux, déjà couverts de mousse, avaient un pied dans la tombe ; nous autres jeunes n'étions en somme que des enfants.

Yukio Mishima
Le Pavillon d'Or

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