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Le dimanche, au Yoyogi Parc à Harajuku city, c'est surprise-partie avec le Tokyo Rockabilly Club entre autres ...
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"Tout en écoutant Hashi, il fut pris d'une envie de vomir partout sur le lit et la moquette, mais à la fin de la chanson ses entrailles révoltées se calmèrent un peu. Il y avait dans le filet de voix cassée de Hashi quelque chose qui lui transperçait le coeur comme une vrille, pénétrait en lui par tous ses pores et griffait ses entrailles et l'intérieur de ses veines, avant de remonter jusqu'à son gosier. Comme s'il avait le mal de mer. Bientôt ce malaise se calma, la nausée disparut et Mister D s'aperçut que le silence était revenu dans la pièces, un silence insupportable. Son cerveau refusait d'accepter la chanson de Hashi mais ses entrailles en réclamaient davantage encore. Chante encore, demanda-t-il. La deuxième chanson le fit trembler de la tête aux pieds et le plongea dans une sensation d'extase mélancolique qu'il n'avait encore jamais goûtée.
Mister D réfléchit. Ce gamin chantait merveilleusement bien, mais en même temps, il mettait mal à l'aise les gens qui l'entendaient pour la première fois. Or, il était très difficile d'accepter un chanteur qui vous mettait aussi mal à l'aise, il fallait donc au préalable ouvrir le coeur de ses futurs auditeurs. Il décida que le récit de la vie malheureuse de Hashi serait le point de départ de sa campagne de publicité : c'était cela qui le ferait vendre ...

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Kiku attrapa un journal qui traînait par terre et chercha le nom de Hashi en feuilletant les pages. Il lui semblait que son mauvais pressentiment allait prendre corps sous ses yeux. Son regard tomba sur la rubrique radio-télévision, et il se leva d'un bond. Sous une photo de Hashi, un tire : Le chanteur abandonné dans une consigne retrouve sa mère dix-sept ans après. Au moment où il se ruait dehors, Anémone tenta de protester mais il lui mit la main sur la bouche : Attends-moi pour ouvrir ton cadeau, je vais revenir. Il traversa la pièce, attrapa au passage une cuisse de dinde et, la bouche pleine, se rua dehors. Il mâchait sa dinde en courant et se répétait : Attends-moi, Ashi, je vais venir te sortir de là, attends-moi ! Il courut ainsi jusqu'au parc Yoyogi, creusa sous un banc marqué d'une croix, défit un gros paquet entouré de papier, en sortit quatre fusils à pompe, les chargea, puis les cacha sous sa veste et repartit en courant dans l'obscurité."

Les Bébés de la consigne automatique
Ryû MURAKAMI
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