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"La Flamme" - brasserie Asahi - réalisée par Philippe Starck

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Maître Basho

"Le temps passant, il (Basho) voulut quitter la ville, ou du moins son centre. Peut-être l'instruction zen produisait-elle un effet sur son esprit, et sa propre pratique du haïkaï s'approfondissait. Il en avait sans doute assez de ces séances de poésie. Non qu'il eût l'intention de renoncer à son enseignement. Il allait ainsi gagner sa vie jusqu'à la fin. Mais s'il trouvait le moyen de vivre plus chichement, peut-être pourrait-il enseigner moins souvent et d'une manière bien différente. Il était assez connu maintenant pour que les élèves viennent à lui et pour ne plus avoir à répondre au moindre appel de ses clients.

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Il est probable que, vers 1679-1680, il ait parlé de son désir de plus d'isolement et de tranquillité à l'un de ses élèves, Sampu, un marchand de bois. Sampu dit qu'il avait quelque chose qui pourrait lui convenir : une petite cabane à Fukagawa, le quartier où il entreposait son bois, comme tous les marchands de bois d'Edo. Ce n'était qu'un petit logis sur le bord de la Sumida, à l'embouchure du canal à sel d'Onagigawa ...
Basho accepta avec joie. L'un des premiers haïku qu'il écrivit là-bas et qui parlait de sa "petite maison délabrée", comme il l'appelait, fut celui-ci :

xxxxxxxxxxxxxx"Shiba no to ni
xxxxxxxxxxxxxxcha o konoha kaku
xxxxxxxxxxxxxxxarashi kana"
xxxxxxxxxxxxxxx(Il rassemble les feuilles tombées
xxxxxxxxxxxxxxxpour la préparation du thé dans la cabane
xxxxxxxxxxxxxxxle rude vent d'hiver)


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Il n'y avait pas beaucoup de mouettes sur la Sumida, ce matin d'octobre, quand je suis allé visiter l'ermitage de Basho, mais il y en avait une, ce qui fut pour moi l'occasion d'écrire ce petit haïku :


xxxxxxxxxxxxxCe matin-là
xxxxxxxxxxxxxsur les eaux de la Sumida
xxxxxxxxxxxxxune mouette solitaire


Après ma remarque sur le fait qu'au Japon l'essentiel est dans l'esprit, cela ne surprendra personne si je dis que j'ai eu du mal à trouver l'ermitage de Basho.
Aucune indication sur la route, aucun monument à l'emplacement de la maison
On pourrait passer devant sans s'en rendre compte.
Car le site de la petite maison de Basho est maintenant un sanctuaire dédié à Inari, le dieu du riz, qui aime le caillé de soja - ce qui explique pourquoi il y a un morceau de tofu sur le rebord de pierre. Ce n'est que lorsqu'on regarde plus attentivement que l'on voit un rocher sur lequel sont inscrits quatre caractères : Ba shô an ato (Ceci est le site de la maison de Basho).
La maison de Basho n'est pas là.
Où est-elle ?
Dans l'esprit, mais oui, dans l'esprit.
Lui-même parlait de "sa demeure irréelle" ...
Il y a une petite boîte en étain, qui ressemble à une boîte aux lettres, sur le côté du sanctuaire. Dedans, je trouve un cahier d'écolier. C'est le livre d'or.
Je le sors et feuillette les pages :
"Je me suis souvent demandé à quoi ressemblait la maison de Basho. Très petite, je vois. Le véritable esprit de Basho. Comme je suis d'accord."
"Je voulais voir les rives de la Sumida. Et par hasard, je sur tombé sur le Ba shô an. Je suis très content."

Depuis le jour où Basho écrivit ce livre : Oku no hosomichi (La route étroite vers le Nord profond), ce petit site tranquille sur le bord de la Sumida est inséparable de l'idée de routes et de voyage, plus particulièrement en direction du nord."
Kenneth White
Les Cygnes sauvages

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Les bords de la rivière Sumida  - estampes de la collection du musée Guimet

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Deux femmes en barque sur la Sumida passant sous le pont d'Azuma de Liyonaga Torii (1752/1815)

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La rivière Sumida de Shinsa Ryûryûko (vers 1764/1820)

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Crépuscule d'été au bord de la rivière Sumida par Kiyonaga Torii

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Scène printanière au bord de la Sumida par Hokusai Katsushika (1760/1849)

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Clair de lune sur ka rivière Sumida à Edo par Hokusai Katsushika

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La rivière Sumida ; série le Mont Fuji des quatre saisons de Kiyonaga Torii

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Vue de Matsuschi sur la rivière Sumida à Edo de Hokuju Shôtei (vers 1789/1818)

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